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Edition n° 0242
du 29-09-2009
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 Nathalie, prostituée par désespoir


 
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Nathalie a actuellement 25 ans. Elle exerce le plus vieux métier du monde, depuis 2002. Du mercredi à dimanche, Nathalie quitte sa maison vers 19 h, et ne rentre qu'au petit matin.
Sa première « sortie nocturne » a eu lieu alors qu'elle avait 14 ans, à l'occasion d'un bal de jeunes. Son petit ami l'avait accompagné. Depuis ils sortaient souvent ensemble. « Il achetait à chaque fois tout ce que je voulais manger, puis nous faisions la bringue avec ses amis », se souvient-elle. Un samedi, son petit ami l’a emmenée à la campagne. Surprise ! Un ami les attendait. Et pendant tout le week-end, les deux gars ont abusé d'elle. Son ami a disparu aussitôt après. Totalement désespérée, Nathalie a commencé à changer fréquemment de partenaires.
A 18 ans, elle est tombée enceinte, sans savoir qui en est le père. « Ma famille m’a insultée et m'a lancé des mots très cruels ». Après la naissance de son fils, Nathalie a travaillé dans une entreprise franche. Mais au moment des évènements de 2002, Nathalie s'est retrouvée au chômage technique, « alors que mon enfant doit manger ».
En rentrant chez elle, Nathalie a rencontré une ancienne amie, une professionnelle de la prostitution. Ne pensant qu'à son fils, elle a décidé de la suivre. Son premier jour de travail à Tsaralalàna a été très dur et pourtant, elle n’a gagné qu'Ar 10 000. « Après l'achat de couches pour bébé, de la nourriture et de quelques tiges de cigarettes, il ne me restait plus rien ». Nathalie est entrée dans l'engrenage et actuellement, c'est une professionnelle. Mais elle ne peut plus enfanter, car son médecin traitant le lui interdit.

 
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